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Eugène LEBLAN : ses dessins de la cathédrale de Reims (années 1840) ; sa collaboration avec l'architecte J-J Arveuf et la destinée de ses dessins originaux L'album Rha8 sur l'habitat civil à Reims en hommage à E. Leblan [voir] n'a pas développé son important travail de dessin de la cathédrale mais, grâce à une mention retrouvée dans sa nécrologie de l'Almanach Matot-Braine, on sait maintenant dans quel contexte il a réalisé ses dessins : il était "dessinateur et chef de bureau" de l'architecte diocésain de la cathédrale J-J Arveuf [voir plus bas]. La question est de savoir ce que sont devenus les dessins originaux de la cathédrale par Leblan... En 1982, l'abbé Jean Goy, un des membres du Rha, En 1989, cette fois-ci pour le Rha, Jean Goy publia
Couverture et page de titre de l'album-monographie Cet album ne semble avoir été tiré qu'à 200 exemplaires
Au début de l'étude de A. Gosset, on trouve une remarquable Bibliographie de la cathédrale "d'après Henri Jadart". |
Planche 2 "façade occidentale : dessin de Leblan ...gravé par Ribault et J. Sulpis" ; titre de couverture et courte introduction du dossier édité par J. Goy en 1982 |
Dans cet album où 30 planches sur 36 sont pourtant celles gravées d'après les dessins de E. Leblan, l'architecte A. Gosset n'évoque pas la contribution de Leblan, il ne le cite, dans son introduction "à mes concitoyens", que parmi ceux qui ont célébré la cathédrale "par le crayon et la gravure" ; il y remercie seulement les éditeurs "détenteurs des planches " déjà publiées en 1858 par Gailhabaud dans "L'Architecture du Ve au XVIIe siècle". A. Gosset avait pourtant collaboré avec Leblan : il est l'auteur avec L. Paris des derniers fascicules des "Monuments Historiques de la Ville de Reims" (IX et X : l'Eglise Saint Remi) terminant l'aventureuse publication et parus en 1888 après la mort de Leblan fin 1883. |
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La notice bio-bibliographique sur E. Leblan, insérée en 1886 à la fin du fascicule X des MHVR, [voir] et vraisemblablement rédigée par L. Paris avec A. Gosset ou H. Jadart, se termine par cette mention : "...les originaux de ses dessins les plus remarquables, ceux de la cathédrale de Reims, de la restitution de Saint Remi, de la rue de Tambour, de l'Hôtel de Ville, sont conservés soit au Ministère des Beaux-Arts, section historique, soit au Musée de la Ville de Reims qui en a fait l'acquisition. |
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Première édition par Jules Gailhabaud des planches gravées de la cathédrale d'après les dessins de Leblan (1858)Les dessins de Leblan (quelquefois avec Roguet et avec Reimbeau pour l'archevêché) pour réaliser les planches de l'édition de Gailhabaud en 1858 ont dû être confiés à l'éditeur et aux graveurs bien avant cette date ; si ces dessins ont bien été réalisés quand Leblan travaillait pour l'architecte J-J Arveuf, chargé de la cathédrale entre 1840 et 1860 [voir plus bas], la question reste celle de la propriété de ces dessins et de leur conservation éventuelle, vers 1880-90, "au Ministère des Beaux-Arts, section historique" Pour ne pas faire double emploi avec la monographie de la cathédrale de Reims parue dans le Gailhabaud ou pour une question de droits de reproduction, Leblan n'envisageait de publier un fascicule sur la cathédrale et l'archevêché que vers la fin du programme des 36 fascicules pour "Les Monuments historiques de la ville de Reims". Voir Le Courrier de la Champagne du 10-12-1883 qui publie, deux semaines avant la mort soudaine de Leblan, une lettre anonyme mais bien intentionnée et renseignée (L. Paris ?) qui indique les fascicules en préparation, la façon dont le maire V. Diancourt et la municipalité ont soutenu Leblan dans son projet et qui tente de susciter une aide parisienne pour améliorer la situation éditoriale déjà précaire de la souscription pour Les Monuments de la Ville de Reims... L'oeuvre de Jules Gailhabaud (1810-1880, voir notice INHA, 2008, P. Rodriguez) a influencé le projet rémois d'E. Leblan. De 1840 à 1860, Gailhabaud publia, en souscription, ses deux ouvrages encyclopédiques et illustrés sur l'architecture. Un troisième ouvrage, à compte d'auteur, sur les objets de l'Art universel mit à mal sa fortune personnelle mais, à la fin du Second Empire, la Ville de Paris l'aida : en rachetant ses collections et en l'intégrant au "service des Travaux historiques" (projets du musée Carnavalet, d'un musée de l'Ustensillage...) L'approche globale de l'architecture et "des arts qui en dépendent" (voir le titre complet) en fait aussi un précurseur de l'étude des Arts décoratifs et du feu musée des ATP. A consulter : sa vaste Table des matières et son Tableau méthodique, au début du tome 1 de l'Architecture...
Cet ouvrage de 1858 en 4 tomes est consultable et téléchargeable (sans les grandes planches in folio, souvent dispersées, à la BM Reims aussi..) sur le site de la bibliothèque de l'Université d'Heidelberg.
Page de titre l'ouvrage de Gailhabaud en 4 volumes "L'Architecture du Ve au XVIIe siècle et les arts qui en dépendent" et p. 1 et 4 du prospectus de la publication en souscription (BMR Carnegie cote G577) ; la monographie de la cathédrale de Reims se trouve dans le tome premier en tête de l'ouvrage (voir plus bas)
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Fin de la notice rédigée par Gailhabaud pour la Monographie de la cathédrale de Reims :
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Liste des 29 planches issues des dessins de Leblan (quelques fois avec Roguet) dont 6 planches doubles in folio. Après le début de cette Table de classement du Gailhabaud, on trouve la Table des matières et son Tableau méthodique
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En comparant la très fournie Table des matières de Gailhabaud avec la conception et la réalisation du programme de Leblan et des fascicules des Monuments historiques de la Ville de Reims, en particulier au sujet de l'architecture civile (maisons en pierre, en pans de bois, fontaines, boucheries, portes en bois, ferronneries, carrelages, cheminées...), on constate que cette oeuvre de Leblan est une déclinaison rémoise du projet encyclopédique de Gailhabaud ; elle aurait peut-être été menée à bien si V. Diancourt était resté maire de Reims après 1882 et si E. Leblan n'était pas décédé brusquement en 1883. Si Leblan, à partir de 1860-70, travaille sur l'architecture civile c'est à cause de l'urgence de la préservation d'un patrimoine menacé par la modernisation du centre ville et les alignements à faire depuis le plan Legendre ; c'est aussi parce qu'il ne travaille plus à la cathédrale... Leblan "dessinateur et chef de bureau" de J-J Arveuf, architecte diocésain chargé de la cathédrale de ReimsOn ne sait presque rien du travail de Leblan pour Arveuf ; en particulier si Leblan réalisa bien ses dessins de la cathédrale, gravés ensuite pour Gailhabaud, dans le cadre de la mission d'entretien de l'architecte diocésain nommé par l'Etat Qui était l'architecte J-J Arveuf ? Qui est " l'inspecteur" local fort compétent mentionné dans le rapport de Viollet-le-Duc en 1853 ? Leblan a-t-il subi un contre coup de la démission d'Arveuf, en conflit avec l'archevêque de Reims, Mgr Gousset, qui lui préférait N. Brunette, l' architecte de la Ville... Voir la notice ci-dessous tiré du site ELEC et du Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle
Paris, 1802-1876. Bibliographie F19 7229. |
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Notice terminée mars 2011 n°10 © Rha