A l’emplacement de la sous-préfecture d’aujourd’hui, s’élevait la basilique abritant les assemblées publiques municipales et les audiences judiciaires. Elle donnait sur le grand espace, encadré de portiques, qui s‘étendait jusqu’au temple qui s’élevait à l’opposé, encadré par les trois galeries du cryptoportique dont seule l’aile orientale est encore visible.
Il y a 25 ans, pour une brève introduction historique, Olivier présentait cette place comme un des « emplacements stratégiques » de la ville, évoquant sa proximité de » la place des Marchés… au-dessus de l’ancien forum romain et du cryptoportique…près de l’intersection du cardo maximus et du decumanus maximus ». Il utilisait l’idée généralement admise qu’un carrefour romain central avait favorisé la circulation jusqu’à l’époque du resserrement de la ville dans l’enceinte fortifiée des années 300, que cette circulation était donc devenue contrainte et difficile au moyen-âge mais qu’elle avait été rétablie et modernisée avec l’aide de la monarchie et de Legendre.
Sur le premier plan de Reims, celui de Cellier en XXXX avec un cartouche évoquant l’histoire antique rémoise probablement rédigé par Nicolas Bergier, syndic du Conseil de Ville, on voit bien déjà la structure de ce carrefour central valorisé depuis la hauteur de l’ouest, La Haubette, par l’axe du grand decumanus, par où arrivaient les rois pour leur sacre. Le plan urbanistique de Legendre s’insère, lui, dans les débuts et les première feuilles de l’opération nationale de cartographie des Cassini, très encouragée par Louis XV avec l’aide de Trudaine, qui voulait aussi moderniser le réseau routier, ce que Bergier avait suggérer, en 1622, « AU ROY » Louis XIII au début de son Histoire des Grands Chemins de l’empire romain.

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